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Une plante pérenne au système racinaire le plus dense du règne végétal.

Le Vétiver (Vetiveria zizanoïdes reclassifié Chrysopogon zizanoïdes) est une espèce non-invasive (ni graines ni rhizomes ni stolon), dont le système racinaire peut pénétrer le sol jusqu’à sept mètres en profondeur et produisant un feuillage très dense.

Le Vétiver se révèle être un outil biologique formidable, possédant des facultés exceptionnelles pour la conservation des sols et de l’eau: stabilisation du sol et contrôle de l’érosion, fixation des sédiments et des nutriments, réduction des ruissellements, amélioration de l’infiltration et de la capacité en rétention humique des sols, forte production de biomasse. A Madagascar il reste encore méconnu malgré son potentiel à répondre efficacement et durablement aux problématiques d’érosion des sols, son faible coût d’installation, son adaptation à tous les milieux présents sur la Grande Ile (climat, sol,…), sa simplicité d’utilisation et son potentiel de générer des sous-produits aux paysans: paillage pour les cultures, fourrage, artisanat, chaume, huile essentielle, combustible, assainissement, production en pépinières, protection d’infrastructures agricoles et autres…

«L'Ile Rouge saigne».

Les problématiques environnementales à Madagascar

En dépit d’une biodiversité exceptionnelle, avec un taux moyen de 75% d’espèces endémiques, faune et flore confondues (le plus élevé au monde), et avec une très large gamme d’écosystèmes, la dégradation agro-environnementale à Madagascar est catastrophique.

Selon une étude de la Banque mondiale , près de 300 000 ha de forêt brulent chaque année, alors qu’il ne resterait que 10% du couvert forestier originel. Toujours selon la Banque mondiale, Madagascar est l’un des pays les plus érodés du monde, avec une moyenne de 400 tonnes de sol érodés par hectare et par an! Pourtant, si l’on sait le temps nécessaire pour former un sol, celui-ci devrait être considéré comme ressource non-renouvelable et devrait être à tout prix conservé et protégé.

L’érosion des sols, un problème majeur pour Madagascar, augmente d’année en année la perte en sol et diminue la fertilité des sols dans tout le pays. Un sol victime de l’érosion ne peut pas retenir l’eau de pluie, ni l’humidité (étant donné qu’un sol stérile ou érodé a une capacité de rétention humique presque nulle, autrement dit il ne peut pas retenir l’humidité, source de vie du sol). Combiné avec le changement climatique, la fréquence et l’intensité des crues et des sécheresses se multiplient, respectivement durant la saison des pluies et la saison sèche. En outre, les sédiments emportés par l’érosion finissent dans les rivières, les bassins versants, les rizières, et enfin dans la mer et ses récifs coralliens.

Ces problèmes d’érosion du sol ne concernent pas seulement le domaine de l’environnement ou de l’agriculture, mais ont aussi un impact important sur les infrastructures et par conséquent ont un impact très négatif sur l’économie.

En effet, l’érosion provoque également des dégâts voire la destruction des infrastructures d’une haute importance socio-économiques (routes, ponts, chemins de fer, barrages, périmètres irrigués…) et tous les effets négatifs qui en découlent, par des éboulements, des coulées de boues, des ensablements ou envasements, des inondations, l’ensablement des rizières… Sur tanety, l’infiltration de l’eau dans le sol diminue et par conséquent la recharge en eau des nappes phréatiques (réserves d’eau souterraines) s’en voit affectée. Les sols s’appauvrissent et sont de plus en plus sensibles à l’érosion. L’érosion des sols a un impact sérieux sur la capacité du pays à produire suffisamment de nourriture pour sa population (« auto-suffisance alimentaire ») … alors que pourtant, le potentiel est là mais la croissance démographique augmente sérieusement.

La dégradation continue de l’environnement à Madagascar, à travers principalement la déforestation, la culture-sur-brûlis et autres feux de brousse, l’érosion des sols et la perte en fertilité, ainsi que la formation d’important lavaka et la sédimentation qui s’ensuit ; trouve ses principales racines liées à plusieurs facteurs :

–       facteur géologique, dû à un sol majoritairement latéritique, de structure fragile et composé d’un horizon de surface très fin, et donc très érodible ;

–       facteur topographique, dû aux fortes pentes sur les tanety (collines) ;

–       facteur climatique, dû aux fortes précipitations concentrées sur ¼ de l’année, puis selon la région de longues périodes de sècheresse ;

–       facteur anthropique, dû à une exploitation irraisonnée des ressources naturelles et à des pratiques agricoles, souvent traditionnelles, qui ne sont plus viables vu le contexte et la pression démographique d’aujourd’hui.

Ces pratiques agricoles pouvaient certes subvenir aux besoins d’une population beaucoup moins nombreuse, avec d’importantes ressources naturelles encore à exploiter et un sol plus fertile, mais aujourd’hui la pression anthropique sur le milieu est largement plus élevée, dû à une combinaison entre la croissance démographique et la perte en sols. La perte en sol induit la perte en superficies cultivables, et l’obtention de mauvais rendements agricoles, malgré un besoin croissant en production agricole afin de répondre à la croissance démographique.

Ce cycle pourrait être comparé au cycle du tavy, puisque plus on le pratique, plus les sols se dégradent, et plus le besoin de le pratiquer s’en fait ressentir, jusqu’à une totale stérilité du sol, et finalement une désertification qui avance doucement, mais sûrement. Sans aborder les problèmes d’ordre sociaux et autres, puisqu’il est clair qu’il existe un problème de fond dans l’approche des projets de développement par rapport à ces problématiques d’adoptabilité des techniques par les paysans, l’objectif de l’idée de sortir du cycle du tavy devrait être avant tout de conserver in-situ le sol et l’eau sur les parcelles cultivées, durablement et sans investissement ou besoin d’aide supplémentaire que le foyer paysan ne possède ou ne dispose déjà, si ce n’est tout au plus un investissement minimal de départ pour la production des plants nécessaires.

Par ailleurs, la formation des lavaka (importants phénomènes d’érosion) en amont des périmètres irrigués provoque des dégâts importants sur les infrastructures en aval, notamment sur les réseaux hydro-agricoles (ensablement, envasement, instabilité et destruction,…), entraînant par la suite leur dysfonctionnement, ainsi que la perte d’importantes surfaces cultivables (ensablement des rizières).

L’érosion sur les tanety rend les sols stériles et diminue leur capacité en rétention hydrique, ce qui ne permet plus de répondre aux besoins des populations, alors que l’érosion provoque également des dégâts voire la destruction des infrastructures d’une haute importance socio-économiques (routes, ponts, chemins de fer, barrages,…) et tous les effets négatifs qui en découlent, par des éboulements, des coulées de boues, des ensablements ou envasements, des inondations…

L’aménagement des tanety fait partie des alternatives qui apporteront des solutions à cette insuffisance d’espace agricole et cette dégradation du milieu, et dans cette vision, l’utilisation de l’espèce végétale amélioratrice et fixatrice de sols Vetiveria zizanoides  est un choix avantageux et largement adapté au contexte local.

Il peut être utilisé facilement par tout foyer paysan, l’exemple serait le quart Sud-Ouest de l’Ethiopie où les culture sur tanety sont entièrement protégées par des lignes de Vétiver, adopté et utilisé par 17.000 foyers paysans.

Une haie de Vétiver ralentit les ruissellements des eaux de pluies sur tanety à hauteur de 70%, réduit de 90% la perte en particules de sol, et améliore de 50% l’infiltration de l’eau dans le sol. Après deux ans d’application correcte de lignes de Vétiver pour la protection sur une parcelle, celle-ci verra son rendement augmenter de 25 à 50%, sans besoin d’apport supplémentaire d’engrais !

Le Système Vétiver, utilisé selon des critères techniques qui sont adaptés selon chaque site et selon chaque problématique, apporte des solutions efficaces et durables face aux problèmes cités plus haut. La SARL « La Plantation Bemasoandro » a pour objectif d’apporter des solutions concrètes pour palier à ces problèmes, en utilisant le Système Vétiver, qui dans la vision de l’entreprise peut se révéler être une des clefs majeures de la route vers un développement durable et humain de Madagascar

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